Christophe Terribilini

Stéphane, Rose, la Tante, Grosse Berta… Autant de personnages qu’on s’inventait et qu’on faisait vivre enfants avec ma sœur jumelle et mon frère ainé dans des aventures extraordinaires. Quant aux couchers, ils étaient bercés d’histoires d’Amazonie et d’Indiens que notre érudit de père nous racontait de ses voyages d’explorateur avec, en musique de fond, le piano de notre mère et ses improvisations.

Mon amour pour l’histoire de l’art m’est tout d’abord venu en arborant les longs couloirs par des glissades mémorables sur les dalles lisses et les parquets du Louvre ou des Offices et des parties de cache-cache entre les colonnes des églises toscanes.

Quant à l’écriture, c’est sur le tard qu’elle s’est révélée. Tout a débuté alors que j’effectuais un travail de recherche approfondi sur un pan de fresque que ma famille possède depuis des lustres. Les résultats obtenus étaient si extraordinaires que je n’ai pas voulu rendre à mon entourage un simple rapport détaillé. L’ossature de l’histoire était déjà là. En romançant à ma manière les faits et les acteurs, j’ai écrit là mon premier roman « Le Visage retrouvé ou la Cène originelle de Léonard de Vinci ». Me prenant au jeu, j’ai réitéré l’opération avec un autre tableau de ma collection et ainsi de suite avec d’autres œuvres, mélangeant mon plaisir d’étude en histoire de l’art et d’écriture.

J’aime écrire dans des lieux où je me sens bien. Un banc au milieu des vignes avec la vue sur le lac, attablé à la terrasse d’un bistrot d’un pays méditerranéen, à l’ombre d’un olivier sur une colline toscane.

Je me fais fort de rendre mes récits accessibles à tous, divertissants, sans nécessiter pour le lecteur de posséder quelque bagage en histoire de l’art, tout en lui offrant l’opportunité de s’y intéresser.


J’écris ce que j’aimerais lire.